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  • : Taïwan, sa langue, sa culture, sa population, son mode de vie et ses singularités tout en légèreté et vus à travers les yeux insouciants mais néanmoins curieux, étonnés mais tout autant ravis, passionnés mais parfois déroutés d'une étudiante européenne en échange universitaire à TaiDa... ^^
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  • Bonjour! ^^ Je suis étudiante en 4ème année d'école d'ingénieur, et je suis actuellement en semestre d'échange à NTU (National Taiwan University) à Taipei, Taiwan.

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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 16:26

    La culture taïwanaise est réellement fascinante par bien des aspects, mais tout de même, parfois, en bonne européenne que je suis, éduquée dans le respect des valeurs judéochrétiennes (merci papa maman), certaines choses ou pratiques propres à notre chère petite île, m'amusent, m'intriguent voir parfois me dégoûtent...
J'ai longtemps hésité pour le titre de cette page, car de quel droit puis-je juger une pratique bizarre? Bizarre pour qui, pourquoi, comment, où, par rapport à quoi? La France n'est pas un référentiel absolu tout de même, si?  Si! Pour une fois, laissons-nous aller à ce sentiment facile (et, hélas, j'en ai bien l'impression, assez  répandu chez les mangeurs de fromage, porteurs de béret et autres adorateurs de vin) qui consiste à penser que c'est l'autre, labà, oui celui qui ne fait pas comme moi, qui est bizarre!

Je rassemblerai donc dans ce billet toutes ces petites choses de la vie quotidienne, qui font que malgré toute l'affection et l'admiration que je porte à cette culture, je ne pourrai jamais prétendre devenir taïwanaise.




>>Les bizarreries amusantes :


S.O.S. amitié.
    Parfois le taiwanais fonctionne dans la vie réelle un peu comme sur Facebook (Le gag de Gad Elmaleh tomberait à plat ici!) : il vous aborde (ou elle vous aborde! Croyez-le ou non, je me fais bien plus aborder par des filles que par des garçons... peut-être devrais-je en tirer quelques conclusions...) dans la rue, sans aucun motif, et vous demande explicitement d'être son ami!
Exit le schéma "introduction thèse antithèse synthèse conclusion", on va à l'essentiel. Pour expliquer cet étrange comportement j'ai donc, dans un premier temps, formulé une hypothèse : J'irradie la sympathie! Mais malgré l'incroyable vraisemblance de celle-ci, il s'est avéré qu'elle n'était pas la bonne, puisque loin d'être la seule "victime" des ces assauts amicaux, il en était de même pour toute forme vivante venue de l'occident.
Notre gentil taïwanais vous demande donc si vous êtes d'accord pour être son ami, ce qui pour les moins tordus d'entre nous reste une formule rhétorique à laquelle on répond bien évidemment par l'affirmative s'attendant à ce que notre interlocuteur, une fois la glace brisée, poursuive sur sa lancée et nous bombarde de questions. Mais ces même questions qui font que, piqué par sa curiosité il est venu nous parler, se font attendre et notre ami (au sens désormais propre du terme, puisque c'est officiel vous êtes amis!) reste là, bras ballants, baignant dans l'extase de vous avoir parlé, muet comme une carpe, qui est d'ailleurs un très beau poisson, là n'est pas la question... mais justement où est-elle la question, c'est bien ce que vous attendez encore et toujours...
Vous tentez donc à votre tour un petit quelque chose, d'extrêmement intelligent en général, comme par exemple "How are you?" ("Comment ça va ?")... on ne peut pas toujours  faire de l'esprit!) récompensé d'un magnifique et original "fine and you?" ("bien et toi?") qui laisse peu de perceptives à la suite de la conversation...

Quels bourgeois!
   Par une belle après-midi (30° à l'ombre et au minimum -20 dans les bâtiments équipés des climatisations les plus primaires), je décidai d'aller à Taipei City Hall.
Tandis que j'errais au Jason's Market : supermarché situé dans le sous-sol de la fameuse tour Taipei 101, où tout occidental peut aller soigner son mal du pays avec un remède adapté : Decceco pour les uns, Pain de campagne, Gelly ou encore tortilla pour les autres, ma curiosité se voit subitement piquée par un attroupement de clients autour d'un petit stand décoré aux couleurs de la France. Mon chauvinisme me submergeant alors, et je m'empressai d'aller voir de plus près ce qui fascinait tout ce joli petit monde! Il s'agissait d'un stand de dégustation, où -accrochez-vous bien!- il était proposé aux clients de goûter au plus divin des mets qu'il m'est été donné de connaître, à l'un des emblèmes de la gastronomie et du savoir-faire français, au rafinement personnifié ; vous l'aurez deviné... Non, il ne s'agissait pas de foie gras... ni d'un très bon Champagne... pas de vin non plus... un délicieux fromage...? ah vous brûlez! Puisqu'en effet, ce jour là, au Jason's, à Taipei, capitale de Taïwan, l'un des quatre Dragon d'Asie, on pouvait déguster (en très petite dose bien sur! Ces produits là se savourent!), sur un fin toast de pain savamment grillé (ni trop ni trop peu), préparé méticuleusement (le suspense est insoutenable), et servi cérémonieusement... (aller je vous dévoile tout:) de la vache qui rit! Ils ne font pas les choses à moitié au Jason's!
J'avais fait la queue pour au final offrir mon toast à mon voisin, qui, submergé de gratitude -et il y avait de quoi, non? - m'a littéralement inondée de "xièxièxièxièxièxiè..."*, je suis donc repartie, gonflée d'amour propre, convaincue de ma profonde générosité et de mon altruisme sans borne)
Mais tout de même quels bourgeois ces taïwanais alors!

*xièxiè, merci en chinois




>>Les bizarreries... dégoûtantes :

Quel bon vent vous amène?
Un jour, alors que je lisais paisiblement dans le métro, un son grave et caverneux me fit perdre le fil de ma lecture, et presque même l'équilibre tant je sursautais violemment! Qu'est-ce donc? Qu'entends-je ? Qu'ouis-je ? Un rot taïwanais! Un petit rot taïwanais (ce que je ne savais pas encore), mais un grand rot pour l'humanité! Et je ne découvrais alors que le sommet de l'iceberg! Le taïwanais rote donc, sans vergogne, en toute liberté et ouvertement comme pour laisser éclater au grand jour la formidable vivacité de son appareil digestif, et fêter la récente victoire, qu'il eu une fois de plus, sur son tofu du matin, ses boulettes de poisson du déjeuner ou son oeuf au thé du soir... Je suis donc désormais accoutumée à entendre les expressions sonores des intestins de mes voisins de classe masculins (heureusement cela semble réservé aux hommes, la taïwanaise ne rote pas... ouvertement...)

Mr Poubelle.
Oui! Mr Poubelle a bel et bien existé et c'est bien sur à cet homme plein de bon sens que nous devons l'existence de la poubelle! Eh bien laissez-moi vous dire que Mr Poubelle, (Eugène de son prénom), n'a pas fait beaucoup d'émules à Taïwan! Il n'y a JA-MAIS de poubelle dans les rues de Taipei! De plus les familles taïwanaises ne sortent leur poubelles domestiques que lors du passage des éboueurs (dont l'arrivée du camion est on-ne-peut-plus repérable grâce à une magnifique sirène jouant un air d'opéra remixé façon dance nippone...)
C'est ainsi que par une belle journée ensoleillée, où vous avez eu la brillante idée d'aller pic-niquer à
Tchang Kaï-Chek, votre gobelet ruisselant de thé, votre emballage de bouchées à la vapeur trempé et votre sachet de muffin poisseux et gras se proposent de vous tenir ensuite gentiment compagnie tout le reste de l'après-midi!
Les taïwanais, très "environement friendly" conservent en effet tous leurs détritus sur eux. Pour ma part, je peux vous assurer qu'après être rentrée  plusieurs soirs de suite, un gobelet dans chaque main, mon sachet de poulet froid entre les jambes et le sac parfumé d'une délicate odeur de riz cantonnais ma fibre écolo s'est légèrement émoussée...Mais pourquoi ce boycotte d'un objet aussi utile et pratique dans un pays où tout est régit par des règles logiques et où l'ergonomie et la facilité sont omniprésentes? J'ai investigué auprès de mes amis taïwanais qui supposent que ce serait pour éviter les problèmes de nuisibles : apparemment il y avait, à une époque, une population de cafards assez conséquente à Taïwan...





>>Les bizarreries... euh bizarres (magnifique pléonasme qui témoigne de mon incapacité à classer les anecdotes suivantes):

Bistouri s'il vous plait...
Vous avez certainement déjà vu, dans des reportages sur l'Asie, ou lorsqu'un pays asiatique fait la une, des badauds (quel mot magnifique!) porter un masque sur leur visage. Mais pourquoi diable porter ces petits masques? Fans indécrottables de Grey's anatomy, Dr House, Urgences et autres séries TV consacrées au milieu médical? Astuce pour dissimuler un bouton de fièvre, une haleine douteuse, une dent gâtée, voir une absence de dent (gâtée ou non)? Pied de nez à la bourkha? Eh bien non vous n'y êtes pas! A Taïwan, les principales raisons pour lesquelles on porte un masque sont la pollution (qui ne me semble pas plus alarmante qu'à Paris, enfin qu'en France... enfin puisque ici la France se résume à Paris... c'est du pareil au même) et la maladie! Oui, la maladie! Le taïwanais soucieux de ne pas contaminer ses concitoyens, porte un masque pour ne pas répandre ses microbes! (Et c'est extrêmement représentatif de la mentalité!)
Chacun possède donc son petit masque, simple, ou à l'effigie de Pikachu, Dora, Bob l'éponge et autre petit personnage coloré (cf. le billet "so cute"). Ce qui donne donc lieu à des scènes plutôt comiques : couple enlacé dans l'escalator qui ne peut pas s'embrasser parce que l'un des deux porte son masque, Vendeuse sur les marchés qui crie des phrases inaudibles...


Voici donc une première deuxième version de ce billet que j'essaierai de mettre à jour régulièrement au gré des bizarreries que je rencontrerai!


efna

Par efna - Publié dans : Culture et société - Communauté : partage
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