Lundi 4 mai 2009
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21:44
Je vous avais promis un second billet sur les nightmarkets taipeites et bien
chose promise chose due : je m'exécute! (si par hasard vous vous demandez ce qu'est un nightmarket, sachez que c'est une excellente question à laquelle je réponds dans ce splendide billet. Vous voilà désormais plus sympathiques et cultivés!)
Il existe de nombreux nightmarkets à Taipei mais Shilin est sans doute le plus grand. Cependant, attention! Je vous demanderais de considérer cette information avec la plus
grande prudence! J'ai la vague impression que le taïwanais aime abuser du superlatif lorsqu'il s'agit de nightmarkets puisqu'à chaque fois que j'ai l'occasion d'en visiter un, j'apprends par la
suite que oui certes il est très bien mais tout de même la nourriture la plus savoureuse se trouve à X, ou encore les vêtements les moins coûteux à Y, les mp3 de meilleurs manufacture à Z... vous
avez beau visiter le nightmarket le plus fabuleux de Taïwan, il y en a tout de même un autre deux rues plus loin qui le surpasse... et de loin!)
Revenons-en à Shilin, qui est donc l'un des meilleurs nightmarkets de Taipei (pour ceux qui ont suivi, vous l'aurez compris, cette phrase n'apporte donc aucune information.)
Mais au fait, que trouve-t-on donc à Shilin ? Eh bien c'est une très mauvaise question que voilà! La bonne étant plutôt "Que ne trouve-t-on pas à Shilin?" Puisqu'en effet on peut y acheter (ou
regarder seulement, si on a des oursins dans les poches...attention! Je précise que cela est dit méchanceté aucune, l'oursin étant un animal absolument adorable et dont la joie de vivre fait le
bonheur de tous!) bijoux, vêtements, chaussures, montres, cosmétiques, sacs à mains, porte-feuilles et autres accessoires diverses et variés ainsi qu'un large choix de petits encas, desserts et
boissons typiquement taïwanais. C'est ainsi que j'ai acheté une robe, puis du tofu frit, une ceinture ainsi que de l'intestin de poulet, un t-shirt suivi d'une saucisse de riz gluant, des
collants et des champignons épicés, un short et des gésiers grillés.
Mais quel comportement absolument abominable nous dépeint-elle donc!? A à lecture de ces mots, vous ne pouvez effectivement que vous indigner contre cette consommation outrancière, ce manque de
considération pour l'argent, cette absence totale de gestion budgétaire, voire encore pire : cette attitude de touriste hautain, conquérant, quasi-colonial! que le poids du porte-feuille monte à
la tête! Cependant, à Taïwan le coût de tous ces articles (dans les nightmarkets, précisons-le!) est tout à fait dérisoire, aussi même les plus petites bourses pourront se permettre
quelques folies! C'est ainsi que l'on croise le tout Taipei à Shilin, et j'ai donc simplement tenté de me fondre dans la masse, de comprendre le "taiwanese lifestyle", de m'imprégner des moeurs
et coutumes locales en dilapidant ma colossale fortune estudiantine! Pour ce qui est des shorts, t-shirts, robes et collants, mon intégration s'est plutôt faite sans difficulté... Mais
arrivée aux chaussures, je me suis aperçue que l'amputation serait un passage obligé... La vendeuse, charmante et serviable (en bonne taïwanaise), m'avait pourtant certifié, tout sourire que si,
si! elle avait de grandes tailles dans son stock: 39! Jésus-Marie-Joseph!... Je chausse du 41... Et je n'étais pas au bout de mes peines ; je ne savais pas que mon initiation culturelle me
réservait d'autres surprises...
Poursuivant mon objectif de cerner d'avantage la culture taiwanaise, je me suis courageusement (pour comprendre l'emploi de cet adjectif je vous invite à jeter un oeil ici, je ne peux hélas vous donner aucun aperçu de l'odeur qui est pour le moins curieuse...) décidée à manger un snack
typiquement taïwanais. Comme vous avez pu le voir sur la photo, on se munit d'un petit panier que l'on remplit à l'aide d'une pince en piochant parmi tout un tas de spécialités : tofu frit,
brochette de pâte de poisson, saucisse de riz, brochette de coeur, brochette de gésiers, pates de poulet, champignons, riz gluant au sang de porc, oeufs au thé, pâtés de tofu en tout genre et
autres curiosités que je n'ai, à l'heure actuelle, toujours pas identifiées... Une fois mon panier rempli, j'ai du ensuite le donner à une sublime créature (dont l'imposant gabarit, m'autorise à
supposer qu'elle devait préférer fréquenter avec une certaine assiduité les Burger King plutôt que de faire honneur à sa propre cuisine) qui m'a assommé de questions en chinois auxquelles
je n'ai absolument rien compris (dans sa bonté la brave femme, ne voulant certainement pas m'offusquer en choisissant ces mots et en articulant, a préféré m'estimer capable de comprendre son flot
ininterrompu de parole : j'ai été très flattée...) pour enfin m'apercevoir, un peu tard, qu'elle voulait sans doute savoir si je voulais de la sauce marronâtre et nauséabonde qu'elle avait
finalement déversé par hectolitres sur mon bol... et que non je ne voulais pas, merci... Mais le mal était fait. Après avoir tenté tant bien que mal de sauver ma nourriture de la noyade, j'ai pu
goûté aux joies de la véritable gastronomie taiwanaise.
Sans doute aimez-vous le restaurant chinois en France. Moi aussi. Et bien sachez que cela n'a pas beaucoup de ressemblance avec la véritable cuisine chinoise (qui n'est toute fois pas exactement
la même que la cuisine taiwanaise, mais passons pour l'instant sur ce détail) et que tous ces délicieux plats sont occidentalisés pour plaire à vos papilles européennes. Quelle n'a donc pas été
ma stupeur, lors de mes premiers repas à Taipei! Mais jamais je n'avais été aussi "dépaysée" gastronomiquement parlant qu'à Shilin! (J'essaye ici de vous faire entendre subtilement que
parmi tous ces mets de choix, se trouvaient tout de même certaines "originalités"... et là encore c'est un euphémisme...)
Mais commençons par ce qui était bon : la saucisse de riz gluant, les champignons, assaisonnés d'huile piquante et de petits piments, fermes et croquants ainsi que la brochette de poisson, un
goût inattendu, une texture fondante et agréable ! Vient ensuite la catégorie du "plutôt pas trop mauvais" : la brochette de gésiers, un peu ferme à mon goût et siiiii loin des gésiers de papa...
mais tout de même acceptable. Entrons maintenant dans la classe du "mangeable" (comprenez que l'on peut mettre dans sa bouche sans déclencher de réflexe de régurgitation) : le tofu frit, une pâte
môle et huileuse, extrêmement fade ainsi que les intestins de poulet, une viande élastique et blanchâtre, sans saveur encore une fois. Et nous voici maintenant dans la dernière caste : les
intouchables de la gastronomie taiwanaise pour les papilles européennes : le paté de tofu... Mon palais a alors fait valoir son droit de veto aussitôt le corps étranger introduit dans ma bouche!
J'ai aussi expérimenté une sorte de conglomérat d'oeufs (ou devrais-je dire ovules?) pas encore pondus... (mais rassurez-vous j'ai fini moi-même le travail une fois rentrée... même si j'ai bien
faillit le faire dans le taxi sur le chemin...)
Je suis loin d'être une adepte du fast food américain, pourtant, ce soir là, en passant devant le Burger King, j'ai du contenir une petite larme! (Eurêka! Je venais alors de percer le mystère de
la surcharge pondérale de mon aimable cuisinière!)
... Eh oui, parfois les différences culturelles sont difficiles à surmonter! Cependant, je ne puis évidemment pas rester sur cette mauvaise expérience! Mais cela tombe à pic! J'ai entendu parler
d'un autre nightmarket, un bien mieux! Où le tofu est, parait-il, tout bonnement délicieux!
efna pour qui se sera Big Mac-frite-coca à emporter
Et si vous êtes restés sur votre faim, les photos sont ici
Par efna
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Publié dans : Gastronomie
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il est sympa ton blog ,
Comm's et visites ciblés pour ton blog !!!!!!!!!!!! alors :
http://www.pubgratuit.net/index.php?affid=21251
Je m'appel thibault, je suis en école de design et je fais un projet sur Taiwan, Taipei et les marchés de nuit plus précisément, J'aurais des question a te poser si tu veux bien.. J'attend ta réponse,
Merci bcp,
Thibault